La Maison Snijders&Rockox - Exposition - Actuellement

Claviers - 26 mars – 26 juin 2022

Virginals, clavecins et orgues dans les représentations des 16e et 17siècles

webblokje klavier 320x210px fEn collaboration avec le Vleeshuismuseum d’Anvers, la Maison Snijders&Rockox prépare l’exposition Claviers, dans le prolongement du salon de musique de la demeure.

Des tableaux représentant des clavecins, virginals et orgues nous permettent de découvrir de splendides intérieurs, d’observer des scènes galantes, des dames richement parées mais aussi de jeunes hommes aux claviers. Souvent, les instruments à clavier ont une portée symbolique dans un tableau, ils sont la clé qui permet de déchiffrer une allégorie, un mythe ou un message caché.

L’exposition présentera également des couvercles peints de clavecins et de virginals, ainsi que des instruments originaux.
Des prêts de la National Gallery de Londres, du Rijksmuseum d’Amsterdam, du Suermondt-Ludwig Museum d’Aix-la-Chapelle et de nombreux autres musées et prêteurs seront un véritable régal pour les yeux et les oreilles.

Plus d'info

Le salon de musique de la maison Snijders&Rockox évoque le souvenir de la famille juive portugaise Duarte, qui avait fui l’Inquisition au 16e siècle. Attirée par les opportunités commerciales de la cité, elle s’installa dans une maison patricienne sur le Meir, principale rue d’Antwerpen. Outre une collection exceptionnelle de tableaux signés de Maîtres italiens etsurtout flamands, du Titien et du Tintoret à Quinten Massijs, en passant par Peter Paul Rubens et Anthony van Dyck, la famille possédait également cinq clavecins et virginals dans sa demeure.

Pour la fabrication et l’achat de ces instruments, Duarte n’a pas eu à chercher bien loin, car Antwerpen était l’un des centres majeurs de la facture d’instruments à clavier, et deux au moins des plus importants facteurs de clavecins appartenaient au cercle des connaissances de la famille Duarte.

Les premières mentions de facteurs de clavecins anversois remontent au début du 16siècle, mais c’est entre 1560 et 1660 qu’Antwerpen s’est imposée comme la capitale mondiale incontestée en la matière. Chaque année, des centaines de clavecins et de virginals quittaient les ateliers anversois, loués par les contemporains pour leur fiabilité et la richesse de leurs sonorités. Les membres de la famille Ruckers-Couchet, en particulier, étaient réputés pour leurs instruments d’une qualité exceptionnelle. Hans Ruckers, ses fils Joannes et Andreas ainsi que son petit-fils Joannes Couchet étaient à la facture d’instruments ce que Peter Paul Rubens était à la peinture et Christoffel Plantin à l’imprimerie. Mais la famille Ruckers-Couchet n’était pas seule: des noms comme Marten Van der Biest, Joos Karest, Cornelis et Simon Hagaerts, Joris Britsen et bien d’autres étaient également vus comme des gages de qualité. Les amateurs s’arrachaient clavecins et virginals anversois non seulement à Antwerpen, mais aussi dans toute l’Europe et même bien au-delà, jusqu'à la fin du 18siècle. À l’instar d’une partie importante des tableaux et du mobilier d’apparat produits à Antwerpen, de nombreux clavecins étaient destinés au marché international.

La ville s’est également distinguée dans la facture d’orgues domestiques et de grandes orgues pour les églises. Rien qu’au 16siècle, plusieurs dizaines de facteurs d’orgues étaient actifs, dont les familles Moors et Brebos. La famille Ruckers-Couchet elle-même s’est tournée vers cet instrument – Joannes Ruckers a ainsi été responsable de l’entretien de l’orgue de la cathédrale d’Antwerpen pendant un certain temps.

En outre, l’ascension des facteurs anversois d’instruments à clavier est parallèle à l’essor de l’impression musicale à Antwerpen – la cité n’était pas le premier ou le seul centre d’impression musicale au 16siècle, mais bien l’un des plus importants – et à l’émergence d’une culture (musicale) bourgeoise.

Les instruments originaux ne sont pas seuls à illustrer la vie musicale à Antwerpen: les tableaux qui prennent ces instruments comme sujets en sont également un témoignage durable.

 MUSEUM VLEESHUIS

Une réunion familiale à la Maison Snijders&Rockox

Adriaen et Catharina Rockox, avec leurs 13 enfants, rendent visite à leur petit-fils Nicolaas

L'église Saint-Jacques d'Antwerpen prête à long terme le fameux triptyque Van Hemessen à la Maison Snijders&Rockox

kn003601totaalbeeld uitknip recht Avec le soutien de la régie des bâtiments flamande (Onroerend Erfgoed Vlaanderen), la Ville d'Antwerpen a débuté des travaux de restauration dans l'église Saint-Jacques. L'exécution des travaux se déroulera en deux grandes phases, qui s'étendront sur une dizaine d'années. Mi-janvier 2019, la nef centrale et les contre-nefs de l'église seront condamnées; le transept, le chœur et les absidioles resteront ouverts au public. Plusieurs œuvres d'art se trouveront ainsi inaccessibles, comme le Jugement dernier ou Triptyque Rockox de Jan van Hemessen (Hemiksem, vers 1500 – 1556/57). Cet impressionnant triptyque sera dès lors exposé au Musée Maison Snijders&Rockox, pour cinq ans environ.

Adriaen Rockox (1460 – 1540), chambellan de Charles Quint, et Catharina van Overhoff (1486 – 1549), parente des seigneurs de Breda et de la noble famille de Liere, jouissaient d'un grand prestige à Antwerpen. Ils habitaient sur la Keizerstraat, où ils possédaient d'ailleurs plusieurs bâtiments. En 1515, ils acquirent la chapelle Sainte-Dymphne dans l'église Saint-Jacques, pour y être tous les deux ensevelis. Une vingtaine d'années plus tard, ils commandèrent un triptyque à Jan van Hemessen. Le panneau médian représente le Jugement dernier, tandis que les panneaux latéraux figurent les époux Rockox – Van Overhoff avec leurs treize enfants. Catharina, à droite, est accompagnée de leurs dix filles, tandis qu'Adriaen, à gauche, est suivi de leurs trois fils dont Adriaen junior, futur père de notre bourgmestre Nicolaas.

La Maison Snijders&Rockox.

Snijders Rockox openingsaffiche fr Nicolas Rockox et Frans Snijders furent, chacun à leur manière, des figures éminentes de l'Anvers baroque.

Tous deux ont marqué de leur empreinte la vie sociale et culturelle de leur cité – Nicolas comme bourgmestre, Frans comme peintre passé maître dans les natures mortes et scènes animalières. Et pendant deux décennies, ils furent aussi voisins : ils habitaient dans deux demeures adjacentes de la Keizerstraat.

Les deux bâtiments, restaurés avec soin, appartiennent au patrimoine de KBC, qui a déjà ouvert depuis longtemps au public les portes de la maison Rockox, et y ajoute à présent la maison Snijders.

Le quotidien de leurs occupants du dix-septième siècle y est évoqué par des objets extraits des collections du musée, complétés par des prêts de collections particulières belges et étrangères.

Sur les pas de Nicolas et de Frans, nous nous promènerons à travers les différentes facettes de la vie à la bouillonnante époque Baroque : créer des œuvres d'art et les collectionner, le marché et l'art de la table, la nature et les jardins, l'Humanisteet le bourgeois moyen.

 

Snijders&Rockoxhuis respecte la confidentialité de vos données personnelles.
Pourquoi utilisons-nous des cookies? Les cookies sont essentiels au bon fonctionnement du site et nous permettent d'améliorer votre expérience de navigation sur notre site, d'utiliser certaines fonctionnalités de partage sur les réseaux sociaux et de vous proposer des contenus et publicités basés sur vos centres d'intérêt. Cliquez sur 'Accepter' pour accepter les cookies et accéder directement au site ou cliquez sur en savoir plus.

Accepter